Dance First Think Later est une exposition-festival qui explore les terrains convergents entre danse, performance, arts visuels et images en mouvement. Les artistes impliqués sont des chorégraphes, performers·euse·x·s, plasticien·ne·x·s, vidéastes, ou tout cela à la fois. Le lieu central de DFTL26 est Le Commun où trois espaces sont consacrés à l’exposition, avec des installations, vidéos, sculptures, dessins, partitions et archives, et un espace est dédié aux performances. Une installation vidéo est présentée dans la grande salle du sous-sol de la Villa Bernasconi à Lancy, et plusieurs autres performances se déploient au Musée d’art et d’histoire, dans les studios ADC à la Maison des Arts du Grütli, à l’Abri dans le cadre d’Emergentia, à Concorde espace culture à Vernier, sur les écrans MIRE dans des gares du Léman Express, ou encore dans l’espace public dans et autour du PAV.
L’exploration des mouvements et des gestes du corps humain représente un terrain d’investigation extrêmement riche, et en constante évolution. Elle permet d’observer l’inscription des corps dans l’histoire de l’art et de la danse, et aussi dans de nombreux domaines de la société tels que la politique, les relations humaines, les relations avec les bâtiments et la ville, les migrations, la crise climatique, le genre, la nourriture, la technologie, etc.
Dance First Think Later est une exposition-festival qui explore les terrains convergents entre danse, performance, arts visuels et images en mouvement. Les artistes impliqués sont des chorégraphes, performers·euse·x·s, plasticien·ne·x·s, vidéastes, ou tout cela à la fois. Le lieu central de DFTL26 est Le Commun où trois espaces sont consacrés à l’exposition, avec des installations, vidéos, sculptures, dessins, partitions et archives, et un espace est dédié aux performances. Une installation vidéo est présentée dans la grande salle du sous-sol de la Villa Bernasconi à Lancy, et plusieurs autres performances se déploient au Musée d’art et d’histoire, dans les studios ADC à la Maison des Arts du Grütli, à l’Abri dans le cadre d’Emergentia, à Concorde espace culture à Vernier, sur les écrans MIRE dans des gares du Léman Express, ou encore dans l’espace public dans et autour du PAV.
L’exploration des mouvements et des gestes du corps humain représente un terrain d’investigation extrêmement riche, et en constante évolution. Elle permet d’observer l’inscription des corps dans l’histoire de l’art et de la danse, et aussi dans de nombreux domaines de la société tels que la politique, les relations humaines, les relations avec les bâtiments et la ville, les migrations, la crise climatique, le genre, la nourriture, la technologie, etc.
Trajal Harrell / Zürich Dance Ensemble, Judson Church Is Ringing in Harlem (Made-to-Measure) / Twenty Looks or Paris Is Burning at The Judson Church (M2M), 65'
→ Le Commun, entrée libre sur réservation, 19h30
(billeterie Pavillon ADC)
Trajal Harrell s’est fait connaître à l’échelle internationale pour avoir créé une série d’oeuvres associant la tradition du voguing à la danse postmoderne. Dans d’autres pièces, il combine des idées théoriques et formelles issues du butō et de la danse moderne. Tissant des liens entre différentes histoires de la danse, il place le corps au centre de sa recherche, explorant les façons dont il devient un réceptacle de mémoire, de spéculation, du passé, du présent et des figures historiques qui inspirent son oeuvre. Entremêlant les notions de temps, d’imaginaire historique et de références transculturelles, il révèle la multiplicité des récits qui composent l’histoire de l’art et de la danse contemporaine.
Le cycle Twenty Looks or Paris is Burning at The Judson Church, inspiré notamment du film Paris is Burning (1990) de Jennie Livingston, explore la rencontre entre l’univers du voguing et celui de la danse postmoderne américaine.
Judson Church Is Ringing in Harlem (Made-to-Measure) en constitue la version sur mesure. À travers une fiction chorégraphique, Harrell imagine ce qui aurait pu naître de la rencontre entre ces deux mondes. Créée pour trois interprètes, la pièce associe le formalisme et le minimalisme de la danse postmoderne à l’extravagance et à la performativité du voguing. En combinant ces styles contrastés, elle repositionne également l’influence du jazz, du funk et du rhythm and blues dans les pratiques d’improvisation qui ont nourri les débuts de la danse postmoderne.
Anan Atoyama explore les réalités migratoires à travers le corps. Inspirée tant par les sciences du climat que par la culture du happening et la philosophie de cérémonie du thé, elle développe le concept de « création directe » donnant lieu à des oeuvres éphémères créées en temps réel avec la participation du public. Guidé par la chorégraphe, chacun est libre de regarder ou de participer à cette expérience sensible et collaborative au cours des sculptures humaines se dessinent. Avec Atlas des Souffles, Anan Atoyama décline cette pratique pour évoquer plus spécifiquement les migrations et les pertes liées au changement climatique. Dans l’espace dévolu, les frontières entre spectateur et acteur, ici et ailleurs, passé et futur s’effacent peu à peu, laissant émerger une oeuvre collective, en perpétuelle transformation. Corps, espace, objets, sons et mots s’entrelacent librement, ouvrant un espace de co-création pour expérimenter de nouvelles formes de vie dans un monde en mutation.
Création directe en temps réel avec le public, avec la collaboration de Viva Sanchez, Jean-Charles François, Christophe Baert.
Conférence-perfomance avec projection vidéo et son
Dans son travail, Geumhyung Jeong explore la relation entre le corps humain et les objets qui l’entourent, à travers des productions qui combinent les langages et les techniques de la danse contemporaine, de la performance, du théâtre de marionnettes et des arts visuels. Au cours de l’interaction physique entre son corps et les objets, il devient difficile de déterminer qui contrôle qui, brouillant la frontière entre l’inanimé et l’animé.
Geumhyung Jeong présente deux oeuvres : une conférence-performance intitulée Toy Under Development, dans laquelle elle revisite ses oeuvres, de Homemade RC Toy (2019) à Under Construction (2024), en partageant des anecdotes sur leur développement et les processus de travail. Cette présentation permet d’une part de se familiariser avec son rapport aux robots, qu’elle développe par des installations, des vidéos et des performances, et peut d’autre part être considérée comme une introduction à sa performance Find Select Copy and Paste.
« Après avoir réalisé pendant des années des installations imposantes avec des sculptures robotiques, j’ai décidé de ne montrer que le corps. La nudité montre clairement qu’il n’y a pas d’autres objets, que le corps lui-même est le matériau. » dit-elle à propos de cette performance au cours de laquelle elle réorganise certains mouvements initialement créés pour animer des objets ou pour transformer son corps par rapport à eux. Elle exécute les phrases réorganisées sans les objets, tentant ainsi de créer une autre couche chorégraphique à partir du contexte original. « Être nue sur scène, c’est comme porter le costume de la nudité. (…) J’ai souvent pensé que se produire sur scène, c’était comme devenir victime d’un rituel. »
Performance solo
Dans son travail, Geumhyung Jeong explore la relation entre le corps humain et les objets qui l’entourent, à travers des productions qui combinent les langages et les techniques de la danse contemporaine, de la performance, du théâtre de marionnettes et des arts visuels. Au cours de l’interaction physique entre son corps et les objets, il devient difficile de déterminer qui contrôle qui, brouillant la frontière entre l’inanimé et l’animé.
Geumhyung Jeong présente deux oeuvres : une conférence-performance intitulée Toy Under Development, dans laquelle elle revisite ses oeuvres, de Homemade RC Toy (2019) à Under Construction (2024), en partageant des anecdotes sur leur développement et les processus de travail. Cette présentation permet d’une part de se familiariser avec son rapport aux robots, qu’elle développe par des installations, des vidéos et des performances, et peut d’autre part être considérée comme une introduction à sa performance Find Select Copy and Paste.
« Après avoir réalisé pendant des années des installations imposantes avec des sculptures robotiques, j’ai décidé de ne montrer que le corps. La nudité montre clairement qu’il n’y a pas d’autres objets, que le corps lui-même est le matériau. » dit-elle à propos de cette performance au cours de laquelle elle réorganise certains mouvements initialement créés pour animer des objets ou pour transformer son corps par rapport à eux. Elle exécute les phrases réorganisées sans les objets, tentant ainsi de créer une autre couche chorégraphique à partir du contexte original. « Être nue sur scène, c’est comme porter le costume de la nudité. (…) J’ai souvent pensé que se produire sur scène, c’était comme devenir victime d’un rituel. »
Choréopolice/Choréopolitique : Histoires, traces et activations d’une politique du mouvement dans le Grand Genève
Performance
Spitting Image est une proposition chorégraphique en trois parties, développée par danced stances (Aurélie Dupuis et Zoé Lefèvre) et les performeur·euse·x·s lisa laurent, Marie Popall et Tyra Wigg, et interprétée par ces trois artistes. Elle constitue une étape de Choréopolice/Choréopolitique, un processus de recherche-création collective autour des chorégraphies du contrôle et de la normativité qui organisent l’espace urbain, et des forces contribuant à leur démantèlement.
Spitting Image (ou parfois spit and image) joue sur plusieurs sens à la fois : le portrait craché, la copie conforme, la chair de la chair, mais aussi spit it out, cette injonction à cesser de taire ce que l’on retient, à cracher enfin ce qui nous démange/dérange.
Spitting Image détermine un champ d’action pour trois performeur·euse·x·s : entre ressemblances qui s’imposent, surprennent et pointent, presque agressivement, vers ce qui reste irrésolu. Il est ici question des manières dont le passé pèse sur le présent politique. De ce qui revient, intact, et demande à être examiné à nouveau. La photographie d’une table. Un geste de silenciation. Une question : What is the sound of a situation that you dismantle? How to get rid of […]? Is it yours?
Sur scène, les interprètes deviennent les hôtes d’un évènement collectif non nommé. On démonte des situations, on côtoie le refus de renoncer aux privilèges, on parle à l’envers pour recommencer autrement. De la voix, on préfère l’abrasivité.
Spitting Image est une tentative de détournement collectif des images qu’on ne veut pas voir se reproduire à l’identique.
10 sculptures-textile en coton, teinture, diverse mercerie. 150 × 20 × 150cm chaque. Première suisse. Performance par des étudiant·es du Ballet Junior de Genève.
Les séries Dream Coat de Nefeli Papadimouli sont à la fois des costumes-peintures et des sculptures modulaires. Suspendus ensemble, ces « manteaux » forment une composition suggérant le cycle solaire. L’artiste puise son inspiration dans les avant-gardes utopiques du début du 20e siècle et dans le langage visuel de la poétesse et plasticienne Etel Adnan. Elle fait aussi référence à la mythologie grecque, notamment Orphée, connu pour sa lyre et ses chants, et Hypnos, le dieu du sommeil. Le rêve est considéré ici comme un espace où chacun se retrouve, une projection de mémoires individuelles et collectives. L’ensemble de ces éléments nourrit les recherches de l’artiste sur les communautés éphémères, qui se concrétisent le temps d’une performance.Les séries Dream Coat de Nefeli Papadimouli sont à la fois des costumes-peintures et des sculptures modulaires. Suspendues ensemble, ces « manteaux » forment une composition suggérant le cycle solaire. L’artiste puise son inspiration dans les avant-gardes utopiques du début du 20e siècle et dans le langage visuel de la poétesse et plasticienne Etel Adnan.
Elle fait aussi référence à la mythologie grecque, notamment Orphée, connu pour sa lyre et ses chants, et Hypnos, le dieu du sommeil. Le rêve est considéré ici comme un espace où chacun se retrouve, une projection de mémoires individuelles et collectives. L’ensemble de ces éléments nourrit les recherches de l’artiste sur les communautés éphémères, qui se concrétisent le temps d’une performance. Développée à partir de séances de « dreamstorming » réunissant participant·e·s amateur·rice·s et professionnel·le·s, la performance s’appuie sur des récits de rêves envisagés comme des mémoires individuelles et collectives qui nous traversent. Lorsque les costumes sont portés et activés par des danseur.euses, le protocole invite à des mouvements qui évoquent La danse d’Henri Matisse et les élans circulaires des derviches-tourneurs.
Le Ballet Junior de Genève est une formation en danse contemporaine visant à développer, chez les jeunes artistes se destinant à une carrière professionnelle, leur propre identité artistique. Depuis près de quarante ans, ces études proposées par l’Ecole de Danse de Genève forment des danseuses et des danseurs capables d’intégrer les meilleures compagnies de danse dans le monde. Le Ballet Junior de Genève a reçu un des Prix Suisses des arts de la scène 2021 pour l’exemplarité de la formation.
En 2023, Lenio Kaklea a reçu la commande de créer une performance à partir de la chanson mythique I’m Coming Out, écrite et composée par Bernard Edwards et Nile Rodgers et interprétée par Diana Ross. D’abord perplexe face à cette invitation, elle a décidé d’explorer les univers d’artistes queer qui lui sont chers, comme Ulrike Ottinger, Jill Johnston, Jean Genet ou encore le peintre et scénographe néo-réaliste grec Yannis Tsarouchis. Elle a ainsi créé une performance rendant hommage à la capacité des cultures queer à nous apprendre à aimer le corps féminin, à travers un catalogue de figures dansées.
Avant la performance, la vidéo An Alphabet for the Camera, sera présentée sur un grand écran TV. Cette vidéo est issue de sa pièce chorégraphique Analphabète (2017), dans laquelle elle incarne une collection d’images – chaque phrase dansée équivalant à un signe, formant ainsi un abécédaire. La perception, la reconnaissance et la mémoire des spectateur·ices sont sollicitées pour établir une relation via ces signes animistes doués d’une vie propre.